12 août

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Jim Bauer

Après avoir écrit pour de nombreux artistes tels que Florent Pagny ou Slimane, puis sorti Finaliste de THE VOICE l’année dernière, JIM BAUER s’apprête à sortir son 1er album !

Jim a composé et mixé seul les 16 titres de son album dans son propre studio.
Cet album est une présentation de ce qu’il est et de son envie de réconcilier dans une même œuvre des ambitions pop et des ambitions plus expérimentales, comme en attestent la disparités entre certains morceaux très accessibles et d’autres plus exigeants.

Cet album se veut aussi comme défi de mélanger beaucoup d’influences différentes, synthétisant des sonorités Rock, Soul, Latine, Urbaine reliées autour d’un fil Indie Pop et d’une touche très incarnée par la voix singulière de Jim et un univers globalement cinématographique. Un album métissé, multiculturel, incarné par des touche personnels récurrentes, à l’image d’une génération ayant grandi avec internet, beaucoup moins imprégnées par les barrières de genres musicaux ou de langues. Sa passion pour le cinéma font de lui un artiste dont la singularité passe par sa façon unique d’incarner ses chansons et de les incarner.

« D’où que l’on vienne, à la fin on écoute la musique sur les même plateformes, on la crée sur les mêmes logiciel avec les mêmes outils, et on la partage sur les même réseaux, c’est normal que l’on soit une génération très métissée culturellement, tout l’enjeu est de trouver quelle « touch » on ajoute là-dedans, notre propre mélange, mais forcément notre vision est plus élargit, il ne faut pas avoir peur de l’exprimer » Jim Bauer

Première partie

Jules Jaconelli

La mélancolie heureuse
Il compose un album tissé de chansons fraîches et pétillantes qui font tourner la tête et le cœur.
L’impression générale d’abord : ce premier album de Jules Jaconelli distille un agréable parfum d’inédit. Pourtant, non sans modestie, il reconnaît : « Mes influences sont Souchon, beaucoup, et Benjamin Biolay aussi » La voix ensuite : bien posée, à la fois jeune et mûre comme une figue fraîche. Comme cette dernière, elle détient des grains légèrement acidulés qui concurrencent agréablement la chair sucrée, joyeuse, presque insouciante d’une tessiture qui, mine de rien, en impose. C’est évident : la voix de Jules Jaconelli vous enveloppe, vous séduit, vous fait rêver. Mais elle s’impose sans brutalité aucune, sans affèteries, sans effets. Car elle possède, comme l’eût dit Hugo, ce petit éclat de mélancolie légère, de nostalgie discrète : « La mélancolie : ce bonheur d’être triste. » Les mélodies et les harmonies qu’il compose sont du même bois (rare, donc précieux). Il fallait semer de belles graines littéraires dans ce terreau musical si singulier. Quoi de mieux que les mots du parolier Pierre Grillet (« Madame rêve, de Bashung, c’est lui ; il a également écrit pour Feist et Vanessa Paradis) pour épouser les sensuels contours des notes de Jules ? Ensemble, ils viennent de faire pousser les chansons d’un album qui nous fait tourner la tête et le cœur, comme un vent de saudade sur une plage du Sud Portugal, ou comme une soirée de samba moite au plein cœur du Brésil.

Une mère danseuse, un père musicien
Né le 3 octobre 1991 au sein d’une famille d’artistes, d’une mère danseuse et d’un père guitariste (Pierre Jaconelli travaille notamment avec Benjamin Biolay et oeuvra pour Johnny). Il a 18 ans ; il part à Londres avec la ferme intention de jouer dans des groupes. Ce qu’il fera en tant que guitariste. Puis, il intègre, pendant un an, Berklee College of Music, à Boston, aux Etats-Unis, « la meilleure école de musiques actuelles. Je rêvais de devenir l’arrangeur de Sinatra », sourit-il.

Retour en France. Petits boulots ; il écrit l’indicatif des annonces publicitaires et télévisuelles de France Inter ; il joue avec le guitariste-chanteur Jim Bauer, le fils d’Axel, qui lui fait rencontrer le chanteur Slimane ; ils lui composent des chansons. Avec Slimane et Jim, il écrit aussi un titre pour Florent Pagny. Nous sommes en 2016. Jules a créé son studio et avance à grands pas.
Il participe à la composition de la BO du film Alibi.com, de Philippe Lacheau (3,5 millions d’entrées).

L’idée de sortir un jour son album en chantant ses propres chansons lui trotte dans la tête. Ca tombe bien : quelques années plus tôt, il a fait la connaissance de Pierre Grillet. « J’avais donné des cours de piano à sa compagne, puis je lui avais composé des chansons. Et on s’est mis à écrire pour les autres avec Pierre », se souvient Jules. « Il me disait souvent qu’il aimait bien mon phrasé. Un jour, je lui ai demandé s’il serait d’accord pour qu’on fasse des chansons pour moi. » Résultat : depuis deux ans, ils travaillent sur le présent album. Ils sont parvenus à séduire l’éditeur Vincent Carpentier (de chez Because, et manager de Thomas Dutronc) qui a signé Jules Jaconelli sur son label Choï. Jules a joué de tous les instruments ; Pierre Grillet a écrit tous les textes. Il en résulte un bouquet de chansons fraîches, résolument pop, qui doivent autant à Gainsbourg, aux Beatles et à Al Green qu’à la musique brésilienne. Une manière de mélancolie heureuse qui fait mouche. C’est carrément délicieux.

Philippe Lacoche (*)
(*) Ecrivain, journaliste et parolier. Prix des Hussards 2018. Dernier ouvrage : Mise au vert, roman, éditions du Rocher, 2019.